ENTRETIEN AVEC LE REALISATEUR, ROMUALD
BEUGNON
2) Simon se fait aider
dans son enquête par Francky, le kleptomane de la maison
de retraite. L’association des opposés (le flic
et le voyou)
fonctionne parfaitement dans votre film et donne l’occasion à Philippe
Nahon d’interpréter pour la première fois à l’écran
un rôle plus léger que ceux qu’il incarne habituellement.
Sa prestation est formidable et vient d’ailleurs d’être récompensée
par le Prix d’Interprétation au Festival de Saint-Jean de Luz. Vous
aviez depuis le départ pensé à lui pour ce rôle?
J’ai tout de suite pensé à Philippe
Nahon pour le rôle, je dirais même que le rôle
a été écrit pour lui. Philippe a beaucoup joué des
rôles de durs, de truands, des rôles très dramatiques.
En fait, c’était la première fois qu’on
lui proposait un personnage de comédie. Il a littéralement
sauté sur l’occasion. J’aime beaucoup la paire
qu’il forme avec Jean-Pierre Cassel. Ils étaient vraiment
amis et je crois que ça se voit dans le film. Ils forment
bien plus qu’un duo Flic/Voyou.
Même s’ils n’avaient pas vingt ans à l’époque,
les septuagénaires d’aujourd’hui ont connu les bouleversements
des années soixante, soixante-dix. Certains ont été marqués
par cette époque. Aujourd’hui dans les maison de retraite on écoute
plus de musique yéyé que de musette. Un marginal comme Francky,
peut arriver en maison de retraite relativement « jeune » ; il avait
20 ans à la grande époque du rock’n roll.
SUITE
|